
Peter FALK : Les différentes facettes d'un artiste
Bien connu dans le monde entier comme étant le célèbre lieutenant Columbo, Peter Falk, né à New York, le 16 septembre 1927, a été également un grand ami de John Cassavetes et a joué dans certains de ses films. Son rôle le plus marquant fut celui qu'il joua dans : "Une femme sous influence" dans lequel il eut le privilège d'être le mari de Gena Rowlands. A propos de ce film, Michael Ventura raconta un jour, une anecdote de tournage. Il faut savoir que John Cassavetes, souvent sans le sou, finançait lui-même ses films car il n'accordait pas beaucoup de confiance aux producteurs qu'il considérait volontiers comme des escrocs. Quelques jours avant le tournage d'une femme sous influence, alors que John n'avait pas de pellicule par manque d'argent, une personne de l'équipe s'inquiéta et interrogea John sur le devenir du film, le cinéaste rétorqua : "On a des acteurs, on a un script, on a une camera, on a un décor, on tournera lundi avec ou sans pellicule." Et le fameux lundi, la pellicule était là... C'était cela aussi John Cassavetes, un éternel optimiste...
Peter Falk a également joué dans Husbands aux côtés de John lui-même et Ben Gazzara, en 1970.
GRAVE MALADIE DANS L'ENFANCE
Notre lieutenant Columbo aurait pu ne jamais voir le jour ...
En effet, à l'âge de 3 ans, le petit Peter fût atteint d'un cancer de l'oeil et dût subir l'ablation de l'oeil droit.
Peter Falk devant l'un de ses dessins en Inspecteur Columbo avec son imperméable légendaire...
UN ARTISTE COMPLET ET VERITABLE
Peter Falk ne s'est pas contenté de jouer l'acteur, il est aussi un excellent dessinateur et peintre. Il a également été le producteur et le scénariste de certains épisodes de Columbo.

Seymour CASSEL : Le mauvais garçon
Acteur et producteur associé américain, Seymour Cassel est né le 22 janvier 1935 à Détroit, dans le Michigan.
Après lecture d'une annonce dans un journal professionnel, Seymour Cassel, formé à l'Actor's Studio et à l'American Wing de New York, s'inscrit au Variety Arts Theater de Broadway, attiré par la gratuité des cours qui y sont dispensés et par la personnalité de son directeur, John Cassavetes.
Lorsque celui-ci lui annonce qu'il s'apprête à réaliser un long métrage, il lui propose ses services. C'est ainsi que le comédien se retrouve sur le tournage de Shadows (1959), un film qui marque aussi sa première apparition, non créditée à l'écran.
Pilier de la famille Casssavetes, au même titre que Ben Gazzara ou Peter Falk, Seymour Cassel joue les gigolos dans Faces (1968), les beatniks dans Minnie et Moskowitz (1971) et les gangsters dans Meurtre d'un bookmaker chinois (1976). Cette collaboration s'achève avec le dernier film de John, Love streams en 1983, dans lequel il incarne le mari de la muse Gena Rowlands.
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CREATION D'UN SITE CONSACRE AU CINEASTE
"JOHN CASSAVETES, acteur et réalisateur américain
accroche :
"un regard sur le monde des sentiments"

Actuellement en formation Multimédia, je consacre mon examen de fin d'année à la création d'un site sur John Cassavetes. Voici le logo qui illustrera ce site.
EXPLICATION DU LOGO
Ce logo est une création personnelle. Il est constitué d'un cercle marron représentant l'univers, la terre.La lettre C rappelle la première lettre de Cassavetes. L'oeil fait allusion à l'oeil du cinéaste ayant un lien direct avec "l'accroche" : "Un regard sur le monde des sentiments". C'est aussi l'oeil de la caméra.
Voici une des maquettes de mon site, il s'agit de la page "Biographie".


Ce qui frappe le plus dans l'oeuvre de John Cassavetes et qui se retrouve dans tous ses films est la relation qu'entretient le cinéaste avec le corps. Tout est fragile, tout semble s'écrouler. Quand un personnage s'effondre sur lui-même, ce n'est pas que son corps qui tombe, mais aussi sa psychologie. Prenons, pour exemple, une scène du film "une femme sous influence", Nick Longhetti (Peter Falk) marié à Mabel (Gena Rowlands) vient d'interner sa femme afin qu'elle suive un traitement approprié à son mal être. Peu de temps après, il décide d'emmener ses enfants au bord de la mer, accompagné d'un collègue. Alors qu'il prend sa petite fille par la main, celle-ci à plusieurs reprises, se laisse tomber sur le sable, le père la redresse, la prend dans ses bras, puis la fait marcher, et à nouveau la petite se laisse de nouveau tomber. On ressent une véritable lourdeur à regarder cette scène. Mais il n'y a rien de péjoratif dans le fait de dire cela. Au contraire, le cinéaste a voulu mettre en évidence, dans cette espèce d'impossibilité du père à "prendre en main" sa fille, son incapacité à retenir sa femme par manque de compréhension. Tout échappe à cet homme destabilisé psychologiquement.

Face à son psy (joué par David Rowlands),Gena Rowlands alias Sarah Lawson se prend la tête.
LOVE STREAMS est la dernière réalisation de John Cassavetes. C'est sans doute, en partie pour cette raison, que le film est si bouleversant d'amour et d'émotion. Cette oeuvre dépouillée de tout caractère superficiel touche à l'essentiel des sentiments, ceux d'une femme, désoeuvrée à la suite de son divorce, qui, en se rapprochant de son frère Robert Harmon (joué par John Cassavetes) va être confrontée aux problèmes existentiels de celui-ci. Leur relation frôle l'inceste. Certains dialoguent y font d'ailleurs allusion avec beaucoup de pudeur.

La femme à la pintade par Hélène Berton
A propos des femmes, John Cassavetes a dit : "Que dire de la femme ? des femmes ..."
D'abord, pour moi, la femme est à la fois plus vulnérable et plus forte que l'homme selon qu'elle fait face ou non à ses désirs. Si elle décide de les écouter, elle rencontre de nombreux obstacles induits, entre autres, par une société dominée par les hommes, c'est une évidence, obstacles redoutables, mais quand elle entre dans le combat, elle va, la plupart du temps, jusqu'au bout, au bout de la folie... parfois, au bout de la réussite quelque fois.
La femme, pour moi, c'est le courage d'exister. J'essaie de donner dans mes films la parole à ces femmes qui veulent créer et être sans renoncer à leur rêve et leur potentiel. Je ne suis pas certain que la meilleure arme soit l'accession à une certaine virilité ...
A propos de son film "Une femme sous influence"
J'aime tout particulièrement ce film, j'ai voulu y montrer comment une femme peut se retrouver aliénée dans son rôle de mère et d'épouse, sans pour cela que l'on puisse le qualifier de film réellement féministe. Ce n'est pas son propos. Je montre le combat d'une femme qui cherche un autre langage pour atteindre les gens qui l'entourent et qu'elle aime.
JOHN ET LES FEMMES
Par Seymour Cassel
John avait une compréhension inouïe de la nature humaine, et il écrivait des dialogues incroyables, surtout pour les femmes. Pour moi, une "femme sous influence" est l'un des plus grands films sur les femmes qui existe. Et Gena dans ce film est extraordinaire, c'est incomparable. Elle aurait dû remporter l'Oscar pour ce rôle, ce portrait de femme déchirée est tellement dévastateur, plein de sensibilité.